Violations of press freedom are increasing at an alarming rate in Pakistan, particularly in Pakistan-administered Kashmir.
Tactics for muzzling the media include everything from internet outages and the blocking of Al Jazeera, to the arrest of journalists, court summonses and state pressure aimed at forcing a television journalist to resign from her position.
In Pakistan-administered Kashmir, protests calling for electoral reform were violently suppressed and led to mass arrests.
At the same time, in recent weeks the authorities have stepped up measures to restrict media coverage of the region, where legislative assembly elections have been underway since July 27.
We call for the immediate release of both of the detained journalists, the full restoration of internet access in Kashmir, the lifting of new restrictions targeting foreign media journalists, an end to abusive legal proceedings, and the guarantee of the right to information.
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Coupures d’Internet, blocage du site web d’Al Jazeera, arrestations de journalistes, convocations en justice et pressions visant à contraindre une journaliste de télévision à quitter son poste… les atteintes à la liberté de la presse se multiplient de manière alarmante au Pakistan, notamment au Cachemire.
Au Cachemire sous administration pakistanaise, des manifestations de la société civile réclamant une réforme électorale ont été réprimées dans le sang et ont donné lieu à des arrestations massives.
Dans le même temps, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les mesures visant à restreindre la couverture de la région, où les élections à l’Assemblée législative se tiennent depuis le 27 juillet.
Nous appelons à la libération immédiate des deux journalistes détenus, au rétablissement complet d’Internet au Cachemire, au retrait des nouvelles restrictions visant les journalistes de médias étrangers, à la fin des poursuites judiciaires abusives et à la garantie du droit à l’information.
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Journalism is increasingly throttled as criticism of the regime is forbidden, women face sweeping restrictions, political debate has been silenced and broadcasting images of living beings is banned.
Since the Taliban seized power in Kabul in August 2021, they have issued more than twenty national directives and a long list of provincial decrees aimed at dismantling press freedom. By criminalising media professionals, the de facto authorities are seeking absolute control over the flow of information.
We call for the repeal of every provision that restricts press freedom.
Hundreds of Afghan journalists have been forced to flee the country to escape this repression, save their lives, and continue their work, and transit and host countries alike must recognise the scale of this crackdown and the danger that deportation or forced return poses to these media professionals. These countries must guarantee their protection, including by granting them visas.
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Critique du régime interdite, femmes soumises à de nombreuses restrictions, débats politiques muselés, diffusion d’images d’êtres vivants bannie… l’étau se resserre toujours davantage sur la presse.
Depuis le retour au pouvoir des talibans à Kaboul en août 2021, les autorités de facto ont promulgué plus d’une vingtaine de directives nationales et une liste croissante d’arrêtés provinciaux visant à démanteler la liberté de la presse. En criminalisant les professionnels des médias, les autorités cherchent à exercer un contrôle absolu sur l’information.
Face à cette stratégie d’étouffement, nous appelons à l’abrogation de toutes les dispositions restreignant la liberté de la presse.
Et alors que des centaines de journalistes afghans ont été contraints de fuir le pays pour échapper à cette répression, sauver leur vie et pouvoir exercer leur métier, les pays de transit ou les pays d’accueil doivent quant à eux prendre la mesure de cette répression et du danger que représente un refoulement ou une expulsion pour ces professionnels des médias et garantir leur protection, notamment en leur délivrant des visas.
Après le blocus imposé aux médias étrangers à Gaza, est-ce le tour de la Cisjordanie ?
La journaliste Alice Froussard témoigne de son expulsion à l'aéroport de Ben Gurion, à Tel Aviv, alors même qu'elle disposait de tous les documents requis pour entrer dans le pays et exercer son métier sur un territoire qu’elle arpente depuis des années.
Cette correspondante expérimentée fait partie des journalistes qui ont le courage de se rendre dans les territoires palestiniens occupés pour travailler auprès de leurs confrères palestiniens, malgré les risques sécuritaires croissants auxquels ils sont exposés.
Le refus de la laisser exercer son métier révèle jusqu'où les autorités israéliennes sont prêtes à aller pour priver l’opinion publique internationale d’informations en provenance de la Palestine. Alors qu’elles imposent un blocus médiatique sur Gaza depuis bientôt trois ans, elles entravent désormais encore davantage l’information sur la Cisjordanie.
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After its media blockade on Gaza, is the West Bank next?
French reporter Alice Froussard talks about how she was denied entry to Israel at Ben Gurion Airport on June 10th, even though she possessed all the documents required to enter the country and report on a region she has covered extensively for years.
She’s one of the courageous foreign journalists covering the occupied Palestinian territories alongside her Palestinian colleagues despite the growing security risks they face.
Preventing her from doing her job shows just how far the Israeli authorities are willing to go to deprive the global public of news coming out of Palestine. They’ve imposed a media blackout on Gaza for nearly three years and now they’re further restricting reporting from the West Bank.
A year and a half ago, the fall of Syrian dictator Bashar al-Assad raised hopes in the United States that Austin Tice, an American reporter arrested in Syria in August 2012, might be found alive. Yet, the search has made very little progress.
We’ve investigated on the ground in Syria three times since the regime change to reconstruct Austin Tice’s captivity.
There is no tangible evidence that he is still being held. But there is also no conclusive proof that he was killed or executed. As long as hope remains, the US and Syrian authorities must intensify their efforts to find him. Very few people are likely to know the truth, but not all of them have spoken out yet.
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Un an et demi après la chute du dictateur Bachar al-Assad qui avait engendré l’optimisme des États-Unis de retrouver vivant le reporter américain arrêté en Syrie en août 2012, très peu de progrès ont été effectués.
Nous nous sommes rendus à trois reprises en Syrie pour mener une enquête destinée à reconstituer le parcours de captivité d’Austin Tice.
Il n'existe aujourd’hui, à notre connaissance, aucune preuve tangible que le reporter soit toujours prisonnier.
Mais il n’existe pas davantage de preuve formelle de sa mort ou de son exécution.
Tant qu’il existe un espoir, il est impératif que les autorités américaines et syriennes redoublent d'efforts pour tenter de le retrouver. Vraisemblablement, très peu de personnes connaissent la vérité. Mais toutes n’ont pas encore parlé.
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Cambodian journalist Luot Sophal has been detained for six months.
Why? Because he reported on how a water shortages affected frontline Cambodian soldiers during the 2025 border conflict with Thailand.
Cambodian authorities have intensified their crackdown on journalists reporting critically on the clashes with Thailand since tensions escalated last year.
We urge the Cambodian authorities to immediately release the news professional and overturn his conviction. The systemic persecution of journalists delivering important stories to the public must end.
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Le journaliste cambodgien Luot Sophal est détenu depuis près de six mois.
Pourquoi ? Il a diffusé en direct sur les réseaux sociaux une vidéo évoquant une pénurie d'eau touchant des soldats cambodgiens déployés en première ligne du conflit frontalier avec la Thaïlande fin 2025.
Les efforts des autorités cambodgiennes pour le faire taire illustrent leur mépris total pour la liberté de la presse. Elles ont intensifié leur répression contre les journalistes couvrant le conflit frontalier avec la Thaïlande depuis l’escalade des tensions l’année dernière.
Nous exhortons les autorités à annuler la condamnation du journaliste et à le libérer immédiatement, ainsi qu’à mettre fin à la persécution systématique des journalistes qui couvrent des sujets d'intérêt public.
Member states of the European Union (EU) have had nearly a year to align their national legislation with the European Media Freedom Act (EMFA). Yet many countries are lagging — and it’s affecting the news in Europe.
The EMFA was adopted in 2024 to address serious problems for press freedom: political interference in public service media, threats to the confidentiality of journalists’ sources, opaque media ownership, the unfair allocation of state advertising benefiting certain outlets over others, and excessive media concentration via sales that risk threatening newsrooms’ editorial independence. All of these issues still plague the EU.
We call on the EU governments with significant catching up to do to accelerate their reforms and address these persistent threats to media freedom.
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Près d’un an après l’entrée en vigueur du règlement européen sur la liberté des médias (European Media Freedom Act – EMFA), la majorité des États membres de l’Union européenne (UE) n’ont toujours pas adapté leur législation nationale.
Les problèmes majeurs qui ont conduit à l’adoption du règlement européen sur la liberté des médias en 2024 persistent : ingérences politiques dans les médias de service public, atteintes à la confidentialité des sources journalistiques, opacité de la propriété des médias, répartition inéquitable des budgets publicitaires étatiques et concentration excessive des médias sans garanties suffisantes d’indépendance éditoriale pour les titres acquis.
Nous appelons les gouvernements des États membres qui accusent un retard important à accélérer les réformes nécessaires afin de répondre aux menaces persistantes qui pèsent sur la liberté des médias dans l’UE.