“Photography serves the enemy” – this hashtag launched in Saudi Arabia in early March sums up the campaign waged by the authorities to criminalise coverage of the war’s impact in Iran, under the pretext of protecting national security.
Authorities across the region are using the escalating violence around Iran as a dangerous pretext to tighten restrictions on press freedom, especially in the Gulf states, several of which already rank near the bottom of RSF’s World Press Freedom Index. Legitimate concerns about national security and the fight against propaganda must not impinge on the public’s right to information. Broad and loosely worded bans on covering events, in the name of security, violate this right and expose journalists to arrest and violence. Press freedom is not a luxury: it guarantees the existence of all other freedoms and must be defended, especially against regimes that have all too often flouted it.
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“Photographier sert l’ennemi” : le hashtag lancé en Arabie saoudite début mars résume la campagne des autorités pour criminaliser la couverture des conséquences de la guerre en Iran, sous prétexte de protéger la sécurité nationale.
L’escalade de la violence autour de l’Iran sert de dangereux prétexte pour renforcer les restrictions à la liberté de la presse, en particulier dans les pays du Golfe, dont plusieurs figurent déjà parmi les derniers du Classement mondial de RSF. Les préoccupations légitimes de sécurité nationale et de lutte contre la propagande ne doivent pas porter atteinte au droit à l’information de la population. Les interdictions générales et floues de couvrir les événements, au nom de la sécurité, violent ce droit et exposent les journalistes aux arrestations et aux violences. La liberté de la presse n’est pas un luxe : elle garantit l’existence de toutes les autres, et elle doit être défendue, surtout contre des régimes qui l’ont trop souvent bafouée.
Le rachat du magazine économique et financier @challenges par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, ont saisi le Conseil d’État afin qu’il se prononce sur les mesures d’urgence qu’il convient de prendre pour prévenir les atteintes irrémédiables au pluralisme de l’information et à l’indépendance éditoriale, au sens de la législation européenne. À la suite de l'audience clé devant la juridiction administrative qui a eu lieu ce 12 mars, le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin a appelé le gouvernement à prendre urgemment ses responsabilités en la matière.
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Et si l’information locale avait des leçons à donner à l’ensemble des médias ? Et si, au fond, c’était elle qui pouvait sauver un journalisme qui souffre de défiance ?
Contre-pouvoir inégalable dans le paysage médiatique français, l’information de proximité reste un pilier de crédibilité dans un contexte désormais généralisé de défiance : 63 % des sondés leur font confiance.Mais les médias locaux sont aujourd’hui fragilisés : leurs journalistes sont menacés, agressés, ou la cible de procédures-bâillons, tandis que les médias sont sous pression économique et sommés d’innover.
À l’approche des élections municipales, nous publions un nouveau rapport intitulé “France : l’information locale en première ligne” pour rappeler l’urgence de préserver une information de proximité de qualité, garante du lien social.
Lire le rapport sur https://RSF.org
Local news has lessons to teach the media as a whole. What if, ultimately, it were local news that could save journalism from public distrust?
An unparalleled counter-power in the French media landscape, local news reporting contributes to legal proceedings and to clear policy changes, and plays a fundamental role in representing the realities of the French people. But, in France, local outlets are under serious strain as their journalists are threatened, assaulted and targeted by abusive lawsuits, not to mention the high economic pressure compelling local media to innovate.
Ahead of France’s municipal elections on 15 and 22 March, we have released a new report, “France: local news on the front line.” In which we underscore the urgent need to preserve high-quality local news, which is vital to social cohesion, and includes concrete recommendations to preserve the local news market in its report.
#Lebanon: @AlakhbarNews photojournalist Haitham al-Mousawi was wounded today while covering the aftermath of an Israeli strike on a building in Beirut's southern suburbs when a second strike hit the building. Journalists should be protected.
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#Liban : le photojournaliste d’@AlakhbarNews Haitham al-Mousawi a été blessé ce jour en reportage dans la réplique d’une double frappe israélienne sur un bâtiment de la banlieue sud de Beyrouth. Les journalistes doiven tête protégés.
PROFILE: Selected for the 2025 RSF Press Freedom Award for Courage in 2025, war reporter Nour Swirki has continued to work in Gaza since the ceasefire. Since 7 October 2023, Israeli forces have killed more than 220 of her fellow journalists, including her friend Mariam Abu Dagga: “She had also evacuated her son. Motherhood can seem selfish, but we had to make a difficult choice: to protect our children from our profession by separating ourselves from them.” She believes that public pressure resulting from reporting by her and her colleagues is partly responsible for enabling food to be delivered into the Gaza Strip: “Our journalism has saved lives, and I’m very proud of that.”
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PORTRAIT : Sélectionnée pour le prix RSF du courage en 2025, la reporter de guerre Nour Swirki continue de travailler à Gaza depuis le cessez-le-feu. En avril 2024, elle a choisi de rester sur le territoire écrasé sous les bombes alors que ses deux enfants étaient évacués. Depuis le 7 octobre 2023, les forces israéliennes ont tué plus de 220 de ses confrères, dont son amie, Mariam Abu Dagga : « Elle aussi avait évacué son fils. Être mère peut être égoïste, mais nous avons fait un choix difficile : protéger nos enfants de nos métiers en nous séparant d’eux. ». Grâce à ses reportages et à ceux de ses collègues, elle estime que la pression publique a permis de faire entrer de la nourriture dans l’enclave : « Notre journalisme a sauvé des vies, j’en suis très fière. »